Le 1er octobre apporte quatre évolutions concrètes : remboursement limité de certaines protections menstruelles, accès élargi au bilan prévention, tiers payant pour Mon soutien psy et plafonds annuels revus pour les franchises. Voici qui est concerné et les vérifications utiles.
Quatre évolutions, mais pas le même droit pour tout le monde
À partir du jeudi 1er octobre, certaines protections périodiques réutilisables — cups et culottes menstruelles — deviennent remboursables par l’Assurance Maladie. La mesure vise les personnes assurées menstruées de moins de 26 ans et les bénéficiaires de la complémentaire santé solidaire (C2S). Elle est plafonnée à deux produits éligibles par an, délivrés en pharmacie. Le mot important est « éligibles » : ce n’est donc ni un remboursement de tout produit acheté en ligne, ni une prise en charge annoncée pour toutes les personnes menstruées.
Le même jour, les masseurs-kinésithérapeutes peuvent réaliser Mon bilan prévention. Ce rendez-vous existe déjà : il s’ouvre, selon l’Assurance Maladie, aux 18-25 ans, 45-50 ans, 60-65 ans et 70-75 ans. Il est pris en charge à 100 %, sans avance de frais, une seule fois dans chaque tranche d’âge. L’ajout des kinésithérapeutes élargit donc le choix du professionnel ; il ne crée pas un bilan automatique ni un droit en dehors de ces quatre périodes de vie.
Mon soutien psy : le tiers payant ne veut pas forcément dire « zéro euro »
La généralisation du tiers payant pour les séances de Mon soutien psy prend aussi effet le 1er octobre. Le Gouvernement précise qu’elle porte sur la part du coût prise en charge par l’Assurance Maladie ; l’article 56 de la loi de financement de la sécurité sociale fixe bien l’entrée en vigueur de cette modalité à cette date. C’est une simplification importante pour les personnes concernées, mais elle ne doit pas être confondue avec une gratuité automatique de la séance entière.
La fiche grand public d’ameli indique un tarif de 50 euros par séance, jusqu’à 12 séances par année civile, et une prise en charge obligatoire de 60 % ; la complémentaire peut couvrir le reste selon le contrat. Avant de réserver, vérifiez que le psychologue est partenaire du dispositif, demandez comment le tiers payant sera appliqué et, le cas échéant, quelle part demeure à votre charge. L’annuaire officiel des psychologues partenaires est accessible depuis ameli.fr.
Le dispositif concerne les situations de souffrance psychique légère à modérée et ne remplace pas une réponse d’urgence. En cas de risque suicidaire ou de violence, l’Assurance Maladie renvoie vers le 15 ou le 31 14, disponible 24 heures sur 24.
- Prix affiché dans le dispositif : 50 € par séance.
- Plafond habituel : un entretien d’évaluation et jusqu’à 11 séances de suivi, soit 12 séances par année civile.
- Accès possible directement auprès d’un psychologue partenaire ou après échange avec un médecin ou une sage-femme.
Franchises médicales : un plafond plus haut, des montants unitaires inchangés
Le décret du 11 septembre relève, pour les assurés qui ne sont pas exonérés, deux plafonds annuels : celui des franchises médicales et celui des participations forfaitaires passent chacun de 50 à 70 euros. Le plafond cumulé maximal progresse donc de 100 à 140 euros. Cette règle concerne le total retenu au fil de l’année, pas le tarif d’une consultation ou d’une boîte de médicaments à lui seul.
Le texte officiel précise que les montants appliqués notamment aux consultations, aux boîtes de médicaments et aux transports sanitaires ne changent pas au 1er octobre. Les exonérations sont préservées, notamment pour les moins de 18 ans, les bénéficiaires de la C2S et les femmes enceintes à partir du premier jour du sixième mois de grossesse jusqu’au douzième jour après l’accouchement. Il faut donc distinguer le relèvement d’un plafond annuel d’une hausse générale de chaque dépense de santé.
Ce que cela change pour vous, concrètement
Ces mesures créent surtout des possibilités à utiliser au bon endroit. À la pharmacie, une personne éligible doit vérifier que la protection réutilisable est bien référencée pour la prise en charge. Pour Mon bilan prévention, le plus rapide peut être de chercher un professionnel dans l’annuaire santé.fr ou de demander à son praticien habituel s’il réalise ce rendez-vous. L’autoquestionnaire proposé dans Mon espace santé peut aider à préparer l’échange, mais il n’est pas obligatoire.
Pour Mon soutien psy, l’information décisive n’est pas seulement le prix affiché : ce sont le conventionnement du psychologue et les modalités de paiement appliquées par ce cabinet dès le 1er octobre. Enfin, les assurés non exonérés qui consultent souvent peuvent contrôler leurs relevés plutôt que d’interpréter le nouveau plafond comme une nouvelle franchise à régler immédiatement.
- Demandez à la pharmacie si le produit et votre situation ouvrent droit à la prise en charge.
- Vérifiez votre tranche d’âge et cherchez un effecteur de Mon bilan prévention sur santé.fr.
- Pour Mon soutien psy, utilisez l’annuaire officiel et clarifiez la part mutuelle avant la première séance.
- Consultez votre compte ameli pour distinguer les franchises déjà retenues de vos autres remboursements.
Le détail utile avant votre prochain rendez-vous
La vérification qui évite les mauvaises surprises tient en quatre mots : produit, âge, professionnel, statut. C’est le fil commun de ces changements du 1er octobre. Il permet de savoir si une mesure vous concerne réellement, avant un achat, un rendez-vous de prévention ou une séance chez le psychologue.
- Produit : la pharmacie délivre-t-elle une protection menstruelle éligible ?
- Âge : êtes-vous dans l’une des quatre tranches de Mon bilan prévention ?
- Professionnel : le praticien figure-t-il dans le bon annuaire ou participe-t-il au dispositif ?
- Statut : bénéficiez-vous d’une exonération ou d’une complémentaire qui modifie le reste à payer ?
Sources consultées
Gouvernement, Assurance Maladie et Légifrance
Informations vérifiées le 30 septembre 2026 à 17 h 20, heure de Paris. Les mesures citées entrent en vigueur le 1er octobre 2026 ; leurs modalités pratiques restent à confirmer directement auprès du professionnel ou de la pharmacie concernés.Une information à corriger ? Consultez la source ci-dessus puis contactez la rédaction.



