Le ministre de l’Économie abaisse la prévision de croissance de 0,7 % à 0,5 % et reconnaît que l’objectif d’un déficit public à 5 % du PIB n’est plus atteignable.
Une croissance plus faible qu’anticipé
Roland Lescure a annoncé le 11 septembre que le gouvernement ramenait sa prévision de croissance pour 2026 à 0,5 %, contre 0,7 % auparavant. La projection de 1 % pour 2027 est, à ce stade, maintenue.
Le ministre a cité quatre chocs : l’incertitude politique intérieure, la hausse des prix de l’énergie, les épisodes météorologiques extrêmes de l’été et l’augmentation du coût de l’emprunt sur les marchés.
La cible de déficit à 5 % n’est plus retenue
Le budget 2026 avait été construit sur l’hypothèse d’un déficit public ramené à 5 % du produit intérieur brut. Le ministre a reconnu que cette cible n’était désormais plus une option, sans annoncer de nouveau chiffre.
Le projet de loi de finances pour 2027 doit être présenté au Parlement à la fin du mois. La nouvelle trajectoire de déficit et les mesures budgétaires devront donc être précisées dans ce texte et pendant son examen.
Ce que cela change pour les finances publiques
La charge de la dette devrait atteindre 65 milliards d’euros en 2026, soit 4,5 milliards de plus que prévu initialement. Le gouvernement affirme continuer à emprunter normalement, mais à un coût devenu plus élevé.
Pour les ménages et les entreprises, aucune nouvelle mesure fiscale ou sociale n’a été annoncée lors de cette actualisation. Les conséquences concrètes dépendront du projet de budget et des compromis trouvés dans une Assemblée nationale fragmentée.
Sources consultées
Ministère de l’Économie et Reuters
Conférence gouvernementale du 11 septembre 2026 ; chiffres et déclarations rapportés le même jour par Reuters.Une information à corriger ? Consultez la source ci-dessus puis contactez la rédaction.



