Les seconds tours majoritaires ont livré de nouveaux résultats : la droite gagne un siège dans la Creuse mais en cède à des candidats centristes ou Horizons dans l’Indre et le Cher, tandis que le PS conserve ses deux sièges en Haute-Vienne. Les principaux départements au scrutin proportionnel restent déterminants.

Trente-quatre circonscriptions finalisées, mais pas encore de verdict national

Le dépouillement des élections sénatoriales a nettement avancé depuis le point publié dans l’après-midi. À 19 h 15, la carte officielle du Sénat classait 34 circonscriptions comme finalisées, trois comme partielles et 27 comme encore en attente. Le second tour des scrutins majoritaires est terminé en métropole, ce qui permet désormais de mesurer plusieurs gains et pertes de sièges au niveau local.

Cet instantané ne suffit toutefois pas à calculer la composition définitive de la Haute Assemblée. Les Bouches-du-Rhône, où huit sièges sont à pourvoir, ainsi que le Var, les Alpes-Maritimes, la Gironde, le Rhône, la Haute-Garonne et plusieurs autres départements au scrutin proportionnel n’avaient pas encore publié de résultat complet sur la carte officielle. Les deux sièges de Polynésie française ne doivent être connus que lundi matin en raison du décalage horaire.

Le renouvellement porte sur 178 des 348 sièges. Tant que les grands collèges proportionnels manquent, il serait trompeur de transformer les résultats majoritaires déjà proclamés en victoire nationale chiffrée.

La droite gagne dans la Creuse, mais cède des positions au centre

Dans la Creuse, la gauche perd le monopole des deux sièges qu’elle détenait. Le socialiste Jean-Jacques Lozach est réélu dès le premier tour avec 57,23 % des voix, tandis que Bertrand Labar, divers droite, remporte le second siège avec 45 % au second tour, devant le socialiste Étienne Lejeune, crédité de 43,7 % selon les résultats relayés par Public Sénat et Le Monde.

Le mouvement n’est cependant pas uniforme. Dans l’Indre, Nadine Bellurot conserve un siège rattaché à LR, mais le centriste Régis Blanchet obtient le second avec 50,2 % : LR y perd donc une position. Dans le Cher, Samir Rhimini maintient un siège à droite avec 59,2 %, alors que Loïc Kervran, député Horizons, gagne l’autre avec 42,8 % ; là encore, un siège jusque-là détenu par LR change de composante.

À l’inverse, la droite consolide ses deux sièges dans les Deux-Sèvres : après la réélection de Philippe Mouiller au premier tour, Marie-Pierre Missioux l’emporte au second avec 55,8 % malgré le regroupement d’une partie de la gauche derrière la candidate socialiste. Ces résultats dessinent une stabilité globale davantage qu’une vague homogène.

Le PS résiste dans plusieurs territoires, les centristes progressent ailleurs

En Haute-Vienne, les socialistes Isabelle Briquet et Christian Redon-Sarrazy conservent les deux sièges, avec respectivement 57 % et 52,1 % au second tour. En Ariège, le sortant socialiste Jean-Jacques Michau garde l’unique siège avec 48,1 %. Dans le Gers, l’équilibre reste partagé : le centriste Alain Duffourg est réélu et la socialiste Carole Rolando succède à un autre élu PS.

Le centre réalise en revanche un doublé dans le Tarn. Marie-Lise Housseau et Philippe Folliot remportent les deux sièges avec 44,7 % et 40,9 %, devant la candidate socialiste. Pour les Français établis hors de France, l’écologiste Mélanie Vogel et le socialiste Yan Chantrel annoncent leur réélection. La candidate LFI Martha Peciña échoue à trois voix près, un résultat qui provoque déjà une controverse publique entre les Insoumis et les Ecologistes sur l’absence de liste commune.

Le test du RN et la future majorité se jouent encore au scrutin proportionnel

Le Rassemblement national disposait de trois sénateurs avant ce renouvellement et doit atteindre dix membres pour constituer un groupe autonome. Les scrutins majoritaires proclamés en début de journée ne lui ont pas apporté la percée recherchée. Son enjeu principal reste donc concentré dans les départements méditerranéens au scrutin proportionnel, notamment le Var, les Bouches-du-Rhône et les Alpes-Maritimes, dont les résultats étaient encore attendus au bouclage.

La même prudence vaut pour la taille exacte des groupes LR, Union centriste, socialiste, écologiste et macroniste. Une nuance électorale attribuée par l’administration ne détermine pas automatiquement le groupe auquel l’élu adhérera. Les sénateurs commencent leur mandat le 1er octobre ; les groupes doivent ensuite déposer leurs listes et déclarations politiques avant le 5 octobre. Le rapport de force général sera donc lisible ce soir, mais sa traduction parlementaire précise viendra après les résultats complets et les rattachements.

Sources consultées

Sénat, ministère de l’Intérieur, Public Sénat et Le Monde

Article bouclé le 27 septembre 2026 à 19 h 25, heure de Paris. À 19 h 15, la carte officielle du Sénat indiquait 34 circonscriptions finalisées, 3 partielles et 27 encore en attente parmi les 64 renouvelables. Les résultats des grands départements au scrutin proportionnel, de plusieurs collectivités ultramarines et de la Polynésie française ne permettaient pas encore d’établir la composition complète de la Haute Assemblée.

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