Le ministère saoudien de l’Énergie a annoncé la fermeture temporaire de l’oléoduc Est-Ouest après plusieurs frappes de drones. Le conduit transporte habituellement 4 à 5 millions de barils par jour.
Une fermeture annoncée comme préventive
Le ministère saoudien de l’Énergie a déclaré avoir fermé l’oléoduc Est-Ouest par mesure de précaution après des frappes de drones dans les régions de Riyad et de Médine. Le ministère des Affaires étrangères a signalé des blessés et des dégâts, sans fournir de bilan détaillé ni préciser l’effet immédiat sur les exportations.
Riyad et Bagdad ont affirmé que les drones étaient partis d’Irak. Les responsables n’avaient toutefois pas attribué publiquement l’attaque à un groupe précis au moment des dépêches consultées.
Une artère devenue essentielle pendant la crise
Long d’environ 1 200 kilomètres, l’oléoduc relie les zones de production de l’est saoudien à la mer Rouge. Il permet de contourner le détroit d’Ormuz, où la circulation des pétroliers est fortement perturbée par la guerre entre les États-Unis et l’Iran.
Selon Reuters, à partir de données de suivi maritime et d’analystes, le conduit a transporté ces derniers mois entre 4 et 5 millions de barils par jour, soit environ 4 à 5 % de l’offre mondiale.
Un risque supplémentaire pour l’Europe
La fermeture intervient alors que la prise de l’île de Périm par les Houthis renforce aussi les risques dans le détroit de Bab el-Mandeb. Les deux voies maritimes situées de part et d’autre de la péninsule Arabique sont donc sous tension simultanément.
Le pétrole a repassé les 100 dollars le baril, selon Reuters et AP. Une hausse durable peut se transmettre aux carburants et à certains coûts industriels en Europe, mais le prix payé en France dépend également du change, des taxes, du raffinage et de la distribution.
Sources consultées
Ministères saoudiens, gouvernement irakien, Reuters et Associated Press
Annonces officielles saoudiennes et irakiennes rapportées et recoupées par Reuters et l’Associated Press le 12 septembre 2026.Une information à corriger ? Consultez la source ci-dessus puis contactez la rédaction.



