L’Agence internationale de l’énergie accentue sa prévision de baisse de l’offre pétrolière mondiale, tandis que les stocks diminuent et que les tensions sur les routes maritimes persistent.

Une baisse de l’offre plus forte que prévu

L’Agence internationale de l’énergie estime désormais que l’offre mondiale de pétrole reculera de 5,7 millions de barils par jour en 2026, soit environ 6 %. Sa précédente estimation faisait état d’une baisse proche de 4 %.

Selon le rapport mensuel cité par Reuters, l’absence de progrès dans les conflits au Moyen-Orient retarde le retour à des flux pétroliers normaux dans le Golfe jusqu’en 2027. Les attaques contre les infrastructures et les routes maritimes pèsent sur la production et les expéditions.

Les stocks amortissent encore le choc

Les stocks mondiaux auraient diminué de 3,1 millions de barils par jour en août pour revenir à un niveau observé pour la dernière fois en 2023. L’AIE considère que ces réserves jouent encore un rôle central pour équilibrer le marché, mais que cette marge de sécurité se réduit.

La demande est elle aussi révisée à la baisse : l’agence prévoit un recul de 2,5 millions de barils par jour en 2026, contre 1,6 million dans sa précédente estimation. Elle anticipe ensuite un rebond de 2,6 millions de barils par jour en 2027.

Pourquoi l’Europe et la France sont concernées

Un marché mondial plus tendu peut renchérir les carburants, le transport et certains coûts industriels, même si le prix final payé en France dépend aussi des taxes, du taux de change et des marges de raffinage et de distribution.

Le rapport décrit un scénario mondial très dépendant de l’évolution des conflits et de la sécurité des voies maritimes. Les prévisions d’offre et de demande restent donc particulièrement incertaines.

Source consultée

Reuters — données de l’AIE

Synthèse du rapport mensuel de l’AIE publiée par Reuters le 11 septembre 2026.

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